La révolution
industrielle (1780-1880), Jean-Pierre Rioux
Fiche de lecture :
Sommaire:
Chapitre Premier : Vers le nouveau monde.
Chapitre deuxième : Techniques et circulation nouvelles.
Fiche de lecture
Chapitre
deuxième : Techniques et circulation nouvelles :
L’apparition
de nouvelles machines est surtout le fait du XVIIIe siècle. Le XIXe
lui introduit le machinisme qui permet la production de masse à bas
coûts.
Mécaniques et
vapeur
Les
innovations dans le textile :
1733 :
La navette volante de John Kay améliore la production des tisserands:
elle multiplie par quatre leur productivité et « permet de tisser
des pièces dont la largeur dépasse la longeur du bras de l’ouvrier.
1765 :
Hargreaves invente la spinning-jenny : Le tissage étant
devenu très productif grâce à la machine volante de Kay, il fallait
maintenant trouver un moyen de produire plus rapidement du fils pour
le métier à tisser. Grâce à la jenny l’ouvrier pourra
produire 120 fois plus de fils grâce a la seule force motrice de son
bras.
1768:
Richard Arkwright invente la water-frame.
“Il fait ainsi
entrer le tissage dans l’âge de la production de masse ».
C’est maintenant le cheval, puis l’eau et enfin la machine à vapeur
qui actionne étirent le fil et l’enroule autour des broches.
1779 :
Samuel Crompton invente la mule-jenny sur le même principe
améliore encore la productivité dans la filature.
L’ouvrier ne
fait plus que surveiller des machines. « la division et
l’émiettement du travail s’accélère ». Alors que la durée du travail
baisse de 20% entre 1829 et 1882, la production par ouvrier est
multipliée par 10 au cours de la même période.
Les
innovations dans la métallurgie :
1784 :
Henry Cort fait breveté le procédé du puddlage est crée ainsi
l’acier. On peut dès lors obtenir du fer très dur et en grande
quantité. Cet acier qui n’est plus fait de charbon de bois mais de
charbon de terre. Les usines ne sont donc plus en milieu rural mais
prêt des villes. Ainsi né la grande entreprise concentrée :
« l’usine modern ».
1856 :
Bessmer invente le convertisseur, « une énorme cornue gorgée de
fonte sur laquelle un violent souffle d’air permet de faire
directement un grande quantité d’excellent acier » et ainsi de
répondre au besoin des compagnies ferroviaires.
1877 :
Thomas et Gilschrist inventent un nouveau convertisseur qui permet
d’utiliser des minerais phosphoreux comme ceux de Lorraine.
« En un peu
plus de vingt ans, la sidérurgie moderne est créée. Lancé par le
textile, la révolution des techniques est relayée par celle du
charbon et de l’acier. »
La machine à vapeur
1769 :
James Watt améliore la première pompe à vapeur imaginer par Newcomen
en 1705. Par sa simple alimentation : l’eau et le charbon la machine
de Watt est adapté à tous les secteurs d’activité : textile,
métallurgie, transport.
Pratiquement
toute ces invention sont anglaise et assure à cette nation une
avance et une suprématie technique énorme. La diffusion de ces
innovations est très disparate. Des secteurs entiers, des régions
des pays ignorent ces innovations.
Jusqu'à la
moitié du 19e c’est l’innovateur qui va vers le marché :
l’innovation est le fait d’inventeur dispersés sur le territoire qui
réalisent de façon isolé des innovations qu’il tentent de vendre sur
le marché. « Vers 1840-1850 tout se modifie ». Les innovations sont
maintenant le fruit de recherches scientifiques financé par des
entreprises. « L’Esprit scientifique s’applique aux techniques » et
les techniques à la production.
Les
innovations issues de ce changement de mentalité :
-
Electricité vers 1870.
-
Houille blanche en 1869.
-
Eau de Javel en 1877.
-
Soude industrielle 1791.
-
Aluminium en 1854.
-
Colorants synthétiques en 1860.
« Le relais
par la science lance la croissance industrielle accélérée : le
mouvement s’entretiendra désormais par lui-même. ». La technique et
la science deviennent les servantes du capitalisme qui les orientent
selon les profits. L’innovations scientifique n’est réalisé que sur
les marchés porteurs et surtout pour créer de nouvelles débouchés.
Les secteurs traditionnels sont plutôt épargnés.
L’ère du rail
Jusque vers 1830,
la révolution industrielle s’appuie sur les transports fluviaux.
Vers 1860 se généralisent les hélices qui permettent des gains de
temps remarquable vu qu’elles sont associées à une propulsion par la
vapeur. Les voies maritimes, canaux permettent de gros transport de
marchandise mais le trafic courant demeure l’apanage de la voile.
Pour Rioux les « transport
terrestres et maritimes étaient suffisant et rentables vers la
deuxième moitié du XIXe siècle. Le chemin de fer n’était pas
nécessaire pour « assurer une croissance harmonieuse ». « Pourquoi
donc le rail est-il devenu l’arme décisive de l’essor capitaliste ? ».
La motivation est
essentiellement capitaliste. Les investisseurs savaient bien que le
rail allait permettre de faire fructifier leurs capitaux. C’est
pourquoi ils ont investit en masse dans ce secteur. La grande
quantité de capitaux amassée depuis le début de la révolution
industrielle cherche à être investit. Il n’y a plus de débouche
rentable. Le rail semble être le salut de tous ces capitaux.
Les conséquences.
Le rail accélère
le rythme de la croissance, rétréci les pays, fait circuler les
idées, transforme les mentalités. « le visage d’un capitalisme
adulte, conscient de ses possibilités, attentif à prévenir sinon à
éviter les crises se dessine avec la révolution des transport ».
Chapitre 3,4,5,6 arrivent bientôt.
Ce livre constitue la base de l'aehsc
en 1ère année et n'est en général pas repris en 2ème année. Nous
vous conseillons de maîtriser parfaitement cet ouvrage avant les
concours!
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